In Ordinem
Un premier "roman politique" qui reprend sous une forme que j'explore, par un récit fait à partir de personnages simples, quelques interprétations de l'avenir, qui me sont certes personnelles, mais représentent, au vu de ce qui s'annonce, une évolution possible : celle de la préservation pour elle-même d'une partie de l'humanité, à n'importe quel prix...
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Thème : l’humanité arrive à la fin d'une expansion matérielle sans limites. Elle devra désormais impérativement accorder sa démographie aux ressources que la terre lui fournit et repenser ses sociétés principalement en fonction cette donnée, sur les plans politiques, techniques ou économiques. La question qui détermine toutes les autres est celle du nombre adéquat d'humains pour cet équilibre. Face à l’état critique et les solutions urgentes que réclame l’état de la planète, ce problème longtemps ignoré, n’arrive pas à se poser correctement. S’ouvre alors une porte sur toutes sortes de projets justifiés par l’urgence à réagir, dont celui des puissants, qui se présente comme une monstruosité nécessaire…
Tome 1 LE SYNDROME DE TERMINUS
À l'image de ce que le Dieu Terminus représente, Louis et sa "tribu" réagissent à une division du monde qui a pour fondement la sublimation de la propriété au point de l'assimiler au droit d'appropriation. La res-publica devient Res-économica, et Louis idéalise le conditionnalisme (la limitation de l'appropriation à une propriété restreinte), qu'il voit comme une solution opposable, ainsi qu'avec lui des millions d'individus sur les réseaux. Des espoirs naissent, mais dans un tel contexte de dégradation, et surtout de rapport de puissance avec les nantis s'autoprotégeant de tout, que la destruction des sociétés autour de lui se poursuit inexorablement. Jusqu'au jour où le hasard lui met entre les mains des éléments qui le persuadent progressivement qu'il s'agit d'une volonté délibérée de créer les conditions de cette casse par une petite poignée de gens qui considèrent que la planète est à sauver, qu'elle ne peut survivre qu'avec trois milliards et demi d'individus, sans dire comment les autres subsisteront ou simplement, continuerons à vivre. L'ennemi n'est alors plus la Res-économica, mais la Res-numérica, et s'engage alors une guerre du nombre, une euthanasie larvée et inavouée visant les plus faibles… Poursuivis par les effets d'une apocalypse en œuvre dans toutes les villes importantes de tous les pays, la guerre est faite aux pauvres et aux "flottants" ; la "tribu" et Louis, actif sur le projet Urban Comm et qui fait de "dispersion vaut proximité" sa devise, plaide pour une mise en réseau et dispersion de nouvelles petites communautés urbaines. La tribu s'exile comme prévu dans un arrière pays aride, pour reconstituer à l'écart des violences un pole de résistance basé sur l'expérience de sa communauté.
Louis se rend compte qu'in fine la propriété joue, pour les gens modestes et classes moyennes, le rôle d'une sanctuarisation ultime contre une société ressentie comme potentiellement hostile, à des degrés divers selon les périodes de l'histoire. Cette sanctuarisation est due à une légitimité reconnue au-delà du droit. Les idées ne suffisent pas à lier la fin de la prédation à celle de la propriété.
Tome 2 LE SYNDROME DE NOE
Avec Louis, Jean son frère et Clément, Lill et les autres continuent à vouloir reconstituer un réseau et reprendre leurs combats d'avant. Ils y arrivent peu à peu, en même temps qu'ils font grossir leur communauté de la Crau. Les ennemis d'In Ordinem n'ont plus de milices (qui se sont révoltées) et IO a concédé aux mutins des avantages dans des friches exotiques inconnues, à l'écart. En 2038 ce qui reste de la communauté libre des scientifiques pense à stocker la totalité du savoir humain et aussi le capital génétique entier de la matrice pour garantir sa reconstitution, sa survie, sa mémoire, et celle de l'humanité ; les plans les plus fous voient le jour ; c'est le syndrome de Noé. Les meilleures idées ont toutes des failles qui les rendent vulnérables à la prédation humaine, et les projets sombrent dans l'oubli. Ce qui fait réfléchir Louis du lointain de sa petite structure, et lui donne une idée aussi simple qu'efficace : il faut que chaque communauté qui se crée soit en charge de cette mémoire pour sa partie numérisée, et garante génétique de sa faune et flore environnante, sinon plus ; accompagne le principe de dispersion. Peu à peu, dans un contexte pacifié, les communications se rétablissent, et le manifeste de Louis fait le tour du monde d'Urban Comm. En ce qui concerne les acteurs comme Cicéron, le souvenir de Foh et Petra Gruber, Louis n'est pas au bout d'énormes surprises…
Tome 3 LE SYNDROME DE L'ATLANTIDE
En 2064, année où Louis écrit, de retour à la Vieille Chapelle, le récit qui constitue les deux premiers tomes, ce qu'on nomme le "grand clivage", est consommé. Les deux types de sociétés se tolèrent, celle des "Gold" et celle des UC (Urban Comm). Les objectifs de population ayant été atteints selon les plans d'In Ordinem, les échanges se font entre les deux mondes, et la tolérance s'installe, sans effacer le souvenir du sacrifice monstrueux qui a été fait. Les deux communautés de ce fait, partagent une même culpabilité, mais de manière différente. UC se voit concédées des inventions et technologies très avancées en échanges d'un engagement de tous de respecter une démographie limitée. Les ressources reviennent à être raisonnablement exploitées et le travail n'en est plus vraiment ; c'est le syndrome de l'Atlantide. Les productions immatérielles, culturelles, les créations sont les principales activités d'un individu. Mais Louis, qui est en grande responsabilité dans le monde d'UC, se rend compte que quelque chose va se dégrader…
