Indécence-2        La fin d'une époque

L'avènement des seconds couteaux,

            Nous avons sous les yeux une génération de technopolitiques incapables d'avoir une attitude fondamentalement politique, et je veux dire par là chargée du respect du peuple dans son intégrité, de lui parler selon et en fonction de la hauteur éthique qu'il attend de ses candidats. En voilà un qui ne s'adresse pas à nous, mais à ses partisans, à qui ils demandent en plus de partager sa mauvaise foi, ou en d'autres termes "résister". Résister à quoi ?

La  malhonnêteté intellectuelle proportionnelle à la médiocrité de l'individu.

            C'est apparemment au prix de mensonges au sujet des fuites dans la presse et les médias de procès verbaux qui n'ont jamais eu lieu d'après les spécialistes, que cette intox s'amorce. Un indice. D'autre part, comment nous faire avaler que des juges puissent prendre, en dehors de toute prudence et dans un dénie de justice de leur part, des décisions telles que celles-là sans qu'il y ait un minimum d'éléments sérieux et graves? Comment nous entraîner dans un raisonnement de ce type au nom de la défense de la démocratie? Comment croire qu'un individu ayant déclaré se retirer en cas de mise en examen et ne le faisant pas puisse avoir une stature politique quelconque? Sans parler d'une stature présidentielle… La médiocrité, celle qui nous demande de partager des raisonnements aussi vils et méprisables, est au rendez-vous !

La difficulté qu'a cette classe politique à ne pas se considérer au dessus des lois…

            Là encore, à quel titre faudrait-il que la justice s'arrête, pour en clair permettre à ce justiciable d'être tranquille et mener sa campagne dans l'espoir de se rendre invulnérable? Imaginez-vous un délinquant exiger que la justice suspende son instruction pour cause de convenance personnelle? J'ai assisté avec sidération lors de cette dernière allocution au spectacle –triste- d'élus embarrassés et mal à l'aise qui le soutiennent s'indigner qu'on ne renonce pas, en substance, à le poursuivre, pour que cette pauvre victime puisse faire sa campagne tranquille. Décidément la force des habitudes, celle d'être à l'abri, est solidement ancrée chez nos élus.

L'éclatement des partis de la bipolarité.

            Ce qui s'annonce n'est pas encore visible du fait de la capacité du factuel à nous éloigner des signaux que nous avons pourtant sous les yeux. Une hypothèse, probable: la justice fait, selon les termes consacrés, son travail en toute sérénité, et démontre par son action qu'il y a matière non seulement à instruire mais à poursuivre: comment les élus responsables de son clan vont-ils pouvoir sur le moyen et long terme continuer à soutenir sans dommage pour eux un tel personnage, incarnation de la tromperie et d'une certaine malhonnêteté intellectuelle? Un Tartuffe?

Nous voyons déjà au Parti Socialiste les scissions s'annoncer, la part conservatrice et sociale libérale se détacher d'un candidat qu'une primaire a pourtant désigné, en lui demandant en substance de renoncer à être ce pourquoi il a été désigné. Un signe de plus de médiocrité de cette classe politique sans envergure qui entame lentement mais certainement sa propre fin, sous le regard désabusé du peuple. Eux qui croient l'incarner…

La droite connaîtra le même sort. Révolutions de palais et ignorance des attentes de l'opinion. Une structure prisonnière que l'opinion se conforme et s'identifie à leurs querelles, dites "tendances". Un éclatement en prime.

La fin du programmisme.

            Une fois de plus, l'alibi politique des programmes comme je l'ai déjà développé va connaître une fin; cette démarche, qui ne consiste finalement qu'à concentrer l'intérêt de l'électorat sur ce qui n'est pas politique, faute de pouvoir être à cette échelle, va échouer. Le problème éthique que le niveau politique réclame comme instance structurante du reste va s'imposer plus que jamais comme une nécessité préalable à se retrouver comme un peuple. 

 

Indécence-2 la fin d'une époque

01/03/2017 14:41
Indécence-2        La fin d'une époque L'avènement des seconds couteaux,             Nous avons sous les yeux une génération de technopolitiques incapables d'avoir une attitude fondamentalement politique, et je veux dire...